Réunion d’échange entre familles 

Réunion Savigny_2009 - CopieLe 30 Novembre 2009 à la salle Christian Gouttenoire à SAVIGNY

Lors d’une première réunion le 17 juin 2009 de présentation et d’échange très riche, il a été inventorier toute une série de sujets qu’il a été décidé d’approfondir pour répondre à des questions, faciliter des démarches et ainsi mieux assurer l’accompagnement des enfants, jeunes ou adultes dont on a la charge. Le premier sujet retenu a été :

L’accueil des enfants en situation de handicap à l’école 

Ce thème d’information a rassemblé 27 participants des communes de Ancy, L’Arbresle, Lentilly, Saint Romain de Popey, Saint Pierre la Palud, Sourcieux les Mines, Savigny

Trois intervenants :

- Georges BLANC : référent scolaire pour le handicap sur le secteur académique (collège de Chatillon d’Azergue) 

- Isabelle ZAPARTY : psychologue scolaire - Jacques BOUVET : représentant de l’enseignement privé catholique pour le handicap 

Cette réunion avait pour objectifs de s’informer, échanger à partir de questions, témoignages de parents et d’apports d’intervenants sur l’accueil en écoles maternelle et primaire, des enfants en situation de handicap. Les principaux sujets d’échange et d’information ont été les suivants

L’école a un devoir d’accueil de l’enfant ( loi sur le handicap de 2005)

  • Les démarches en vue d’une inscription sont légitimes
  • Les modalités d’accueil et ensuite l’orientation seront différentes selon le handicap
  • Des postes d’AVS (auxiliaire de la vie scolaire) sont prévus pour les écoles primaires et sont financés par l’éducation nationale
  • En maternelle ce sont des postes d’EVS (emplois de la vie scolaire) assurés par des jeunes en recherche d’emploi.

La vie à l’école

  • Les AVS et EVS accompagnent individuellement les enfants et contribuent à inclure l’enfant dans le projet de la classe
  • Des relations étroites d’échange et de questionnement s’établissent entre les AVS, EVS et l’enseignant.
  • Les difficultés les plus importantes sont rencontrées lorsque l’enfant a des troubles importants du comportement. Le rôle des AVS et EVS est alors très important pour gérer au mieux ces moments
  • Selon les écoles on note des implications plus ou moins grandes pour favoriser la participation ou non des enfants aux activités de la classe ( ex des différences ont été constatées par rapport à la participation à des activités extra scolaires).

Un élément clé de l’intégration et la progression de l’enfant : le dialogue

  • Entre parents et enseignants pour
    • Echanger sur la vie de l’enfant à l’école et à la maison
    • Echanger sur le désir des parents qui est de voir progresser leur enfant et les limites objectives qu’évaluent les enseignants
  • Entre les AVS-EVS et les enseignants pour pouvoir à partir des observations et questionnements adapter au mieux l’accompagnement
  • Entre l’enfant en situation de handicap et les autres enfants. Il est indispensable qu’il soit naturellement accepté et intégré. Les autres enfants sont aussi des partenaires.

Comment et quand décider de l’orientation ?

  • L’enfant peut il poursuivre sa scolarité ou bien doit il être orienté vers une CLIS (classe d’inclusion scolaire), ou un établissement spécialisé ?
  • La limite de la scolarisation s’apprécie si l’enfant manifeste de la souffrance. C’est ce sur quoi parents et enseignants doivent être attentifs et dialoguer entre eux.

Les CLIS (classe d’inclusion scolaire)

  • Ce sont des classes crées à partir de 1989 et qui ont pour objectif de favoriser l’intégration en étant au plus près du milieu ordinaire. Elles sont mises en place à l’intérieur d’écoles primaires et sont composées d’enfants en situation de handicap
  • Leur effectif est réduit (maximum 12) avec un enseignant spécialisé et un AVS collectif
  • Un projet pédagogique est établi chaque année et pour chaque enfant
  • Certaines activités ont lieu avec les autres enfants de l’école. Cela peut varier selon les enfants mais également selon le projet de la CLIS et de l’école
  • Il existe différentes CLIS selon les types de troubles des enfants :
    • fonctions cognitives (apprentissage des connaissances)
    • visuels
    • auditifs
    • moteurs

Quels moyens quelles aides pour faciliter l’orientation, l’accompagnement des enfants ?

Plusieurs avis et informations ont été donnés sur les possibilités, voir difficultés pour l’orientation ou l’accompagnement des enfants.

  • Le handicap peut être détecté avant l’entrée à l’école ou lors du séjour en maternelle
  • Le plus souvent c’est une équipe pluridisciplinaire (référent scolaire, assistante sociale, pédiatre,…) qui intervient pour aider la famille à établir un dossier d’orientation ou de demande de compensation de handicap auprès de la MDPH (maison départementale des personnes handicapées). (1)
  • Quelques années auparavant le représentant de l’enfant (famille ou représentant légal) était invité à la CDES (commission d’orientation) et c’était lui qui devait le plus souvent manifester l’intention vers une orientation permettant la scolarisation en classe ordinaire ou CLIS.
  • A partir du projet personnalisé élaboré par l’équipe pluridisciplinaire on peut demander à bénéficier d’un accompagnement qui peut être une aide à la scolarisation par une AVS, EVS, et ou des équipements si c’est nécessaire. A été cité l’exemple d’un enfant, actuellement en collège qui a bénéficié d’une AVS, mais également d’un ordinateur pour compenser des problèmes de coordination. Un bilan par un ergothérapeute a été utile pour établir le dossier de demande de compensation auprès de la MDPH
  • Les familles éprouvent des difficultés pour trouver des médecins spécialisés, se sentent isolées, et sont confrontées à la lenteur pour l’étude des dossiers et les décisions.
  • Le manque de moyens financiers (postes d’AVS, EVS) retarde les décisions
  • Deux structures qui peuvent contribuer à l’orientation et à l’accompagnement de l’enfant ont été indiquées :
    • Le CAMS (centre d’action médico sociale précoce) :
      Les CAMSP sont des Centres qui reçoivent des enfants, de la naissance à 6 ans, présentant ou susceptibles de présenter des retards psychomoteurs, des troubles sensoriels, neuro-moteurs ou intellectuels, avec ou sans difficultés relationnelles associées. Le CAMPS le plus proche est situé à TARARE
    • Le SESSAD (Service d’éducation spécialisée et de soin à domicile) 
      Le SESSAD est composé d’une équipe pluridisciplinaire composée de médecin, éducateurs spécialisés, psychomotricien, orthophoniste, assistante sociale. Le terme domicile ne veut pas dire chez les parents mais le lieu de vie de l’enfant qui peut être l’école.
      Il n’existe pas pour l’instant de SESSAD qui peut intervenir en milieu scolaire sur le secteur
  • Il existe des associations de parents concernés par des handicaps précis ( ex la trisomie 21, Ces associations apportent des informations et une aide aux parents

Autres réflexions sur l’approche générale du handicap 

  • Les dispositions de la loi de 2005 ont pour objectif de réduire les situations de handicap soit en adaptant les dispositifs d’accueil, d’accompagnement, de formation ou matériels de manière à ce que les personnes présentant des handicaps puissent s’intégrer au mieux. Les collectivités ont la responsabilité d’aménager l’accès des lieux publics
  • L’accueil des handicapés à l’école n’est pas facile du fait d’effectifs importants, parfois de manque d’EVS ou AVS , mais cela oblige à une autre approche des objectifs de l’école et de la pédagogie. Une image sur le rôle de l’enseignant à été citée :
    Souvent l’enseignant est représenté comme celui qui aide un groupe à gravir une montagne. Chacun avance à une allure différente pour arriver au sommet (ou non), ceux qui sont souvent mis en évidence sont les premiers, c’est une image élitiste.
    Ne devrait on pas davantage représenter l’enseignant comme le responsable d’une embarcation avec un groupe de personnes ayant des capacités différentes mais qui peuvent se compléter, s’entraider pour concourir à une destination commune.
  • Au sein de la famille quelle est la place de l’enfant handicapé par rapport aux frères et soeurs ? Il est nécessaire de parler du handicap, d’expliquer, pour que le handicap soit accepté et que les relations de parents enfants soient équilibrées envers tous.

 

La réunion s’est terminée avec l’accord du groupe présent pour :

  • élargir la démarche à d’autres communes à partir de contacts qui seront pris conjointement auprès des municipalités et de familles nouvelles
  • se retrouver en janvier 2010 pour une rencontre conviviale (2)

(1) rappel Tous les dossiers qui sont destinés à la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées) sont à retirer et à déposer à la MDR (Maison du département du Rhône) qui est située au chef lieu de canton (l’Arbresle, Tarare,.)